Marceau GILLARD

Marceau Gillard (1904, Louvroit, France – Liège, 1987) occupe les premiers rangs de la tendance réaliste en sculpture ; la nature et la tradition ayant été constamment ses guides. Il est d’ailleurs considéré comme un des éminents représentants de l’École liégeoise de sculpture.

Il arrive à Liège avec sa famille en 1914 et suit les cours de sculpture de l’Académie des Beaux-Arts de Liège.

Après la Seconde Guerre mondiale, il succède à Oscar Berchmans quand il est nommé professeur de sculpture (1949-1970). Membre actif de l’Association pour le Progrès intellectuel et artistique de la Wallonie (APIAW), Gillard fait partie du groupe « Pointes et Bosses », sous-section figurative de l’association présidée par Marcel Florkin.

Trouvant ses pères spirituels auprès d’Antoine Bourdelle, Aristide Maillol, voire Henry Moore et Alberto Giacometti, Gillard s’attaque à toutes les matières, réalise des compositions d’inspirations et de styles variés, dont certaines témoignent de son engagement social. Auteur de nombreuses terres cuites, il participe à diverses expositions, le plus souvent avec des amis. Aspirant à la réalisation de grands formats, il répond surtout à de nombreuses commandes officielles et privées, émanant principalement de la région liégeoise.

Associé notamment à la décoration du Pont des Arches (naissance de Liège – 6 mètres, 1948) et du Pont Albert Ier, il signe l’imposant monument d’hommage aux victimes de Grâce-Berleur, tuées lors des événements de la Question Royale (début des années 1950). À Huy, il signe le monument aux prisonniers politiques de la Seconde Guerre mondiale. 

1964
Liège
Marceau GILLARD

Composition

Sculpture