1957
Liège
Georges COLLIGNON

Sans titre

Intégration à l'architecture
L'oeuvre de Georges Collignon est sans doute la plus lyrique des intégrations. Son dynamisme est d'abord d'ordre formel : créé par un déploiement de lignes et de mouvements ample, par l'effet de diagonales entrecoupées de courbes, il laisse naître par le jeu des traits obliques un dialogue avec les énormes béquilles qui supportent les douze étages du building. Le style du relief s'apparente à celui des tableaux de Collignon, bien que c'est derniers fassent preuve d'une plus grande vivacité : la peinture posée sur la toile offre plus de caractère que les coloris qui recouvrent le béton. L'abstraction de Collignon n'est pas véritablement géométrique (constructions linéaires, géométrisation stricte et surfaces unies), elle n'est pas non plus une expression spontanée des émotions, telle que certains artistes la produiront d'une manière parfois violente ou frénétique. Collignon se situe entre les deux tendances : il assouplit les formes géométriques, choisit des couleurs intenses et compose ainsi des rythmes dynamiques. Durant sa période d'abstraction, il concilie rigueur, instinct et sensibilité. (Extrait de Isabelle Verhoeven, Parcours Art Public - Ville de Liège, 1999, notice K7).

Contexte

De 1950 à 1979 est édifié le vaste ensemble d'immeubles de logement social, d'après des plans du groupe EGAU, à l'emplacement de l'exposition de 1930. Érigée à l'initiative de "La Maison liégeoise", la cité de Droixhe est inspirée des Unités d'Habitation réalisées par Le Corbusier. Les bâtiments les plus intéressants sont ceux de la première phase de construction, comprenant notamment les immeubles de l'avenue G. Truffaut et de la rue M. Wilmotte ainsi que l'église Saints-Pierre-et-Paul située rue E. Marneffe. Les cinq immeubles de douze étages sur pilotis, sont implantés en oblique par rapport à la Meuse et parallèles entre eux, leur orientation nord-sud permet un ensoleillement maximum des façades. Leur structure est composée de murs porteurs en voile de béton armé. Des œuvres de Pol Bury, G. Collignon, Jo Delahaut, et Jean Retz agrémentent l'ensemble. (source : Inventaire du patrimoine immobilier culturel - Wallonie)

Artiste

Georges COLLIGNON


Dès après ses études à l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège (1939-1945), Georges Collignon (1923-2002) s’engage dans le sillage des avant-gardes. Il participe à l’aventure des abstraits de l’après-guerre. On le retrouve au sein de Réalité-Cobra (1950) et du groupe Art abstrait (1952). Lauréat du Prix de la Jeune Peinture belge en 1950, il devient en Wallonie et à Bruxelles une figure représentative de la nouvelle génération. En s’établissant à Paris (1950-1968), il gagne une renommée internationale à laquelle son retour à Liège ne nuit aucunement.

Emplacement

Avenue Georges Truffaut 31, 4020 Liège