Marina LE GALL
Marina Le Gall est née en Bretagne, il y a une trentaine d’’années, près de Pont-Aven, au sein d’une famille d’agriculteurs. Elle a passé son enfance au milieu des animaux de la ferme. Elle les connaît bien. Elle comprend leur caractère et leur réactions. Pour elle, les cochons sont plus intelligents que les chiens. Sa mère élevait des volailles. Elle a passé des heures à observer leurs comportements, leur façon de secouer leurs plumes, de chasser les importuns, et de lisser leur plumage. C’est toute la nature qui était à sa portée. Elle suivait son père à la chasse avec des pots de peinture et peignait les animaux tués par son père. Pour elle, c’était une façon de leur rendre hommage. Mais qui d’autre a pensé à ça ? C’est le geste fondateur de l’artiste, mais elle ne le pensait pas comme tel. Elle était portée pas la force de son imagination, son amour de la nature et son goût pour le peinture.
Elle quitte la Bretagne en 2009 pour suivre les cours des Beaux-Arts de Paris, de 2009 à 2014, dans l’atelier de peinture de Philippe Cognée. Elle fréquente aussi l’atelier de céramique, considérée comme une technique dont elle retire, en effet, un solide savoir faire. Mais, le chef d’atelier, Claude Dumas, ancien assistant de Guiseppe Penone, est aussi un adepte de la liberté des formes. D’autres horizons s’ouvrent à elle. Elle ne perd pas de vue le monde animal. Son mémoire de fin d’études porte sur le renard, qui la fascine par son intelligence,« c’est un animal très malin capable de véritables stratégies pour semer la meute ».
Marina Le Gall peint. Ses thèmes favoris sont les plantes et les arbres. Ses tableaux sont des gros plans, avec un cadrage serré et des détails hyper réalistes. Elle utilise une gamme de verts acides qui contribuent à l’étrangeté. Elle cite Albrecht Dürer. Et, en effet, on pense aux représentations de lapins ou d’herbes du maître de la Renaissance. Ses céramiques sont des peintures en trois dimensions. Elle est attaché à la pratique de la céramique car elle veut « garder le lien avec le travail des mains, avec l’objet, avec la facture et avec l’artisanal », ce que Françoise Petrovitch appelle « le plaisir manuel de faire ». Ses céramiques conservent la trace de modelage et le geste du sculpteur qui nous les rend si proches.
En peinture ou en céramique, Marina Le Gall réalise des portraits et, que ses personnages soient des plantes ou des animaux, elle leur invente une histoire. Parmi les artistes contemporains, elle cite Gilles Aillaud peintre de la Figuration Narrative, révélé par l’exposition Mythologies Quotidiennes au musée d’Art moderne de la ville de Paris en 1964, en raison de son rapport avec l’animal et sa façon d’analyser les relations des animaux avec l’espace.
Marina Le Gall crée un univers, elle est portée par un amour de la nature et une imagination sans limite. Elle le dit « l’animal est un support pour parler d’autre chose ». Elle a trouvé l’écriture qui traduit ses fables. C’est ainsi qu’elle s’est rapidement distinguée au sein du monde de la céramique et des arts plastiques. Elle a capté l’attention d’ Antonine Caztléflis et de Pierre Passebon qui l’expose à la galerie de Passage et, au-delà de cercles d’artistes et de collectionneurs.
(source : https://www.marinalegall.com/a-propos/)
